Jeudi 4 septembre 2008
4
04
/09
/2008
05:38
L'association des Vinaigriers, qui regroupe les artisans, artistes, créateurs, commerçants et tous les professionnels de la Rue des Vinaigriers,
met la main aux derniers préparatifs d'une très belle animation qui fera vivre le quartier durant 25 jours aux couleurs de l'Amérique Latine.
Une exposition permanente d'art SHipibo, Panaméen et Huichol
L’Atelier Porte Soleil, organise une exposition permanente
d’œuvres d’artistes et d’objets artisanaux amérindiens : tableaux huichols (Mexique) réalisés par Don Matsiwa Mijarez ; pièces artisanales réalisées par des peuples indigènes du
Panama ; céramiques, artisanat et tissus brodés des Shipibo-Conibo (Pérou), tableaux de peintres Shipibo.
Les produits des ventes réalisées durant l’exposition sont intégralement au bénéfice des artistes et artisans indigènes ou des associations qui travaillent avec eux sur le terrain.
Inspiration Latina : une exposition-vente de créateurs inspirés par l'Amérique latine
Zigouzis organise du 17 au 19 octobre à l’Atelier Porte
Soleil une exposition-vente de créateurs et d’artistes inspirés par l’Amérique latine. La boutique proposera également une sélection d’objets issus du commerce équitable.
Maintenant que les poules ont des dents, La fille du consul, Elise Henocq, Créations itinérantes, Olivia creations, Lulu la nantaise,
Sistaleo, Louisa Gaya, Les Fiori'tures, Philippe le libraire, Totum, Les trouvailles de Zigouzis, Eliza Gabriel, etc.
Couleur Latina : des ateliers artistiques et créatifs pour tous
Conduits par des créateurs et des artistes talentueux,
les ateliers de l'Atelier Porte Soleil permettront aux enfants et aux adultes de toucher l'Amérique Latine du doigt : création de poupées mexicaines, de bijoux brésiliens, de calaveritas
de azucar* ou de costumes de carnaval ; initiation au modelage de Catrinas et aux tableaux de fils de coton et de chakiras des Huichols ; stages de tango avec Yannick Lhermitte...
*Atelier à La Piñata
A l'heure Latine : des rendez-vous festifs
Jeudi 9 octobre - à partir de 18 h
Vernissage
Dates précisées ultérieurement
Contes, dégustations de xocoatl ou chocolatl*, lectures musicales, dîner de
contes aux chandelles au Bistrot des Faubourgs, dîners musicaux au Santa Sed, dégustations de produits à base de plantes chez Totum, bals Tango, etc.
* Savoureuse boisson chocolatée prisée par les indiens avant qu'elle ne soit importée en europe au XVIe siècle
Dimanche 2 octobre - à partir de 21 h
Fête del Dias de los muertos...
Fête del Dias de los muertos...
La vie engendre la mort afin de perpétrer le cycle de la vie.
La légende de l'humanité serait née des os de nos ancêtres mêlés au sang de Quetzalcóatl (la plus haute divinité aztèque).
Ce mythe renferme l'élément clé de la philosophie mexicaine précolombienne qui ne peut dissocier la vie de la mort.
Il a évolué, de même que tant de choses au Mexique d'une combinaison des coutumes indiennes et espagnoles.
Avant la conquête au temps de l'empereur Moctezuma on célébrait déjà les morts en venant leur apporter des offrandes et chanter
près des tombes. Ces cérémonies s'étendaient sur presque un mois. La première partie était réservée aux enfants ( Miccaihuitontli ), et la seconde une vingtaine de jours plus tard aux adultes
disparus ( Hueymiccalhuitl ). Quand les Espagnols sont arrivés ils ont apporté avec eux leur "jour d'âmes", ( La Toussaint ) ce qui a fait coïncider et fusionner ainsi les deux
célébrations.
Aujourd'hui, le peuple mexicain perpétue cette tradition ancestrale adaptée au catholicisme.
Cette fête est une parfaite illustration du syncrétisme culturel mexicain. C'est au cimetière qu'on donne rendez-vous aux
morts.
La fête du 1er novembre est dédiée aux enfants ( Angelitos ) qui ont quitté le monde des vivants et le jour suivant le 2
Novembre est consacré aux adultes.
Dans les campagnes, pour se rendre au cimetière souvent l'on s’entasse dans un vieux bus bariolé. Il n’y a quasiment que des femmes et des enfants, les hommes suivent dans leurs vieilles
coccinelles ou parfois à cheval, chargés de fleurs multicolores.
Toute la famille arrive sur la tombe de son être cher le balai et le plumeau à la main les bras chargés d'offrandes : ce qu'ils aimaient le plus, aliments qu'ils préféraient de
leur vivant, alcool, ainsi que des couronnes de zempaxuchitl (sorte d'œillet d'Inde, fleur typique du Jour des Morts), confectionnées avec amour pour leur rappeler le parfum de la terre
et banqueter sur les tombes.
Les bouteilles de soda et d'alcool ( tequila, mezcal ) passent de main en main....en souvenir des disparus. C'est aussi dans
chaque maison la famille, qui prépare l'autel des morts avec de belles nappes brodées ou du papier découpé que l'on installe sur la table principale sur laquelle sont posées les
photos des disparus "muertito" ainsi que tous les objets personnels lui appartenant : comme sa guitare, ses instruments de travail, ses cigares, de la sauce mole, sa boisson préférée, des
tamales, etc..
Toute la nuit, des bougies et lanternes brûlent pour guider le retour des âmes afin de rétablir le contact avec "la familia". Et
la fête continue : après s'être souvenu des morts, on s'adonne à la joie d'être toujours vivant.
On mange on boit on chante parfois jusqu'à l'ivresse. On s'échange des têtes de morts en sucre de candi que sont les calaveritas
de azúcar, avec le prénom inscrit sur la tête de celles-ci : objets symboliques par excellence qui témoignent de la relation très particulière que le peuple entretient avec la mort. Symbole
précolombien de la renaissance du peuple aztèque qui exposait comme trophée les cranes de ses ennemis vaincu.
Au détour d’une tombe, une grand mère essuie une larme. Réalité d’une tristesse qui ne se masque pas toujours. Elle est vite
entourée de jeunes filles qui la soutiennent.
Dès le mois de Octobre on trouve dans les boulangeries les petits pains des morts "el pan de muertos" en forme d'os
ou de squelettes (saupoudrés de sucre et au goût de cannelle ) et autres friandises en offrandes aux morts.
Avec des masques grimaçants des personnages déguisés en squelettes de papier mâché, se livrent avec un humour macabre à de
jubilatoires satires de la société.
C'est ainsi que dans le village de Tepoztlán El día de los Muertos fait presque deux semaines d’événement, puisque ici on
conserve toujours la coutume de la Octava—huit jours après le retour des morts, c’est l’heure de leur départ. On refait tout—altars, pèlerinage au Panthéon, repas, les vagues de gens qui
vont de porte en porte avec des calabazas illuminées de bougies pour demander “limosna.”
Mais au Mexique rien n'est plus vivant que la mort; alors elle est sacralisée d'abord à l'église puis dans la rue. Une des
plus belles fêtes est célébrée par les Tarasques à Páztcuaro sur l’île de Janitzio dans l'État du Michoacán.