11 200 postes soient supprimés dans l’Education nationale - 37000 élèves supplémentaires : que faut-il y comprendre ?

Comme vous le savez, les décisions de l'IA pour les fermetures et ouvertures de postes et de classes (CTP carte scolaire) ont été reportées pour cause d'élections municipales. Le CTP se tiendra donc vendredi 21 mars 2008 à l'Inspection Académique de Seine-Saint-Denis.
Les mesures qui seront prises par l'IA s'inscrivent dans l'ensemble des mesures de démantèlement de l'école laïque et républicaine. En effet, à la prochaine rentrée, il est prévu que 11 200 postes soient supprimés dans l’Education nationale. Concrètement, dans le premier degré, 580 postes seulement vont être répartis, toutes académies confondues, alors que dans le même temps, c’est 37000 élèves supplémentaires qui arriveront dans les classes.
De même, avec le projet du ministre Darcos, les rapports Pochard et Attali, la remise en cause de notre statut et de nos obligations de service (annualisation) est programmée, ainsi que la disparition rapide des Rased, de la formation continue organisée sur le temps de travail, de la liberté pédagogique individuelle des enseignants.
On ne peut pas l’accepter ! Nous devons faire aboutir nos revendications qui sont légitimes !
- Ouverture de toutes les classes et des postes nécessaires. Respect des seuils et abaissement des effectifs par classe.
- Création de tous les postes de remplaçants à commencer par les 450 postes réclamés par l'intersyndicale SNUDI-FO, SNUIPP, CGT, UNSA, SUD et CNT.
- Création des postes d'enseignants spécialisés nécessaires dans toutes les options, non à la disparition programmée des RASED.
- Retrait des stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires. En tout état de cause, les directeurs et les enseignants ne doivent pas être obligés d’organiser les stages.
- Retrait du projet du ministre Darcos (service minimum, suppression des samedis matin, nouveaux programmes) et le maintien du décret de 1991 définissant nos obligations de service hebdomadaire d'enseignant fonctionnaire d'Etat (26h+1h)
- Contre le fichage des élèves et la mise en place de bases élèves
Nous invitons les collègues à se réunir à tous les niveaux (écoles, communes, circonscriptions) avec leurs syndicats pour définir leurs revendications et les moyens de les faire aboutir.
Les organisations syndicales Snuipp93, Snudi FO93, Sud93, CGT-Education93 appellent à faire de la journée de grève du 18 mars un succès.
Les syndicats soussignés appellent les collègues à la mobilisation, école par école, circonscription par circonscription, afin de faire valoir leurs revendications, face aux mesures économiques dramatiques qui risquent de s’annoncer lors de la carte scolaire.
Nous, syndicats de l’enseignement primaire, seront attentifs aux résultats et annonçons d’ores et déjà aux collègues que nous les accompagneront pour la satisfaction de leurs revendications.
Venez nombreux le 21 mars à l’Inspection Académique de 11h30 à 13h30, enseignants, parents, élus avec vos dossiers !!
Bobigny, le 13 mars 2008
Le samedi, plus de classe… pour les élèves !
Publié le 19 février 2008
par MAURY Véronique
…deux heures de cours par semaine en moins pour la majorité des élèves… … 108 heures annualisées pour les enseignants…
Voilà ce qui est prévu dans le protocole signé par le Ministre Darcos, le Se-UNSA et le Sgen-CFDT :
- 24 h de concertation…. soit l’équivalent de 8 demi-journées
- 18 h de formation pédagogique………. soit 6 demi-journées
- 6 h de conseil d’école……………………… soit 3 X 2 heures
Soit au total l’équivalent de 16 demi-journéesà
A faire sur 16 mercredis ? 16 samedis ? le soir ? …qui va décider ? L’IEN ? Le directeur ? Ou, dans le cadre de la mise en place des Etablissements Publics d’enseignement Primaire (EPEP), la municipalité ? Les associations de parents ?
- 60 h de soutien aux élèves en difficulté…
cela équivaut à 4 semaines de 15 h pendant 5 jours
à faire… pendant les vacances ? stages de remise à niveau pour les élèves de cours moyen, par exemple… ou autres ? (le soir, le mercredi, le samedi matin…) mais … sous la tutelle des différents « partenaires »… (parents, communes, associations…) …plus ce qui n’est pas comptabilisé (mais déjà planifié) :
• Evaluations et bilan de compétences pour chaque élève concerné par ce dispositif
• Réunions avec chaque parent concerné
• Réunions de mise au point d’un emploi du temps individuel par élève concerné
Quand ? Comment ?
… n’oublions pas les conséquences possibles :
• Disparition progressive des RASED.
• Annualisation et flexibilité du temps et des conditions de travail des enseignants.
• Remise en cause de la formation continue sur le temps de travail.
• Remise en cause du mouvement et des affectations : les enseignants des maternelles iraient dans les élémentaires pour le soutien des élèves en difficultés.
• Dislocation de notre statut de fonctionnaire d’Etat et des droits qui s’y rattachent…
… et, évidemment, deux heures de cours par semaine en moins pour la majorité des élèves, soit 72 heures à l’année !!!
Qu’on ne compte pas sur nous pour les laisser faire !